Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 4 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 4 Invités

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 59 le Dim 22 Juin 2014 - 16:51

Où, quand et comment tirer ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Où, quand et comment tirer ?

Message par Pascal le Sam 7 Mar 2009 - 9:30

Visez un point précis et identifié
Le principe fondamental lors du tir d'un gibier est de réaliser un tir propre, précis et efficace afin d'éviter de faire souffrir inutilement l'animal. pour cela, contrairement aux nécessités pratiques de la chasse à l'arme à feu, le chasseur à l'arc doit disposer de connaissances plus approfondies concernant l'anatomie des animaux, celle-ci est pratiquement identique pour l'ensemble des grands gibiers dans le monde, il n'y a guère que la taille qui varie, toutefois il est impératif de savoir localiser les poumons, le cœur, et le foie, les reins, le passage des artères principales, les intestins, l'estomac et la colonne vertébrale. Il est tout aussi indispensable de connaître l'emplacement des os principaux, des omoplates et des os de la cage thoracique.
La zone vitale qui devient la cible primaire à atteindre est celle englobant les poumons, le cœur et le foie, elle constitue la cible la plus facile à atteindre et est également la plus mortelle, lors d''une atteinte dans cette zone, c'est généralement celle qui laisse le plus de sang sur la voie de fuite du gibier tiré.
De manière générale, sur tous les grands ou gros gibiers au monde se présentant de profil, le point fixé à viser se situe toujours immédiatement à l'arrière de la patte avant, au premier tiers de la cage thoracique ( à partir du bas). L'ours en position debout constitue une exception et dans ce cas, la zone visée sera la poitrine.
frapper mortellement son gibier est très important, mais il est encore plus primordial de le retrouver rapidement. Deux écoles peuvent s'affronter, notamment en ce qui concerne la puissance nécessaire et suffisante d'un arc de chasse pour tel ou tel gibier, dans la logique, celui-ci doit pouvoir envoyer les flèches de chasse munies de lames dont les tranchants (2 ou plus) possèdent une longueur de coupe suffisante, afin de traverser totalement et de part en part n'importe quel grand gibier.
De cette manière, une flèche efficace va créer immédiatement une plaie profonde passant au travers des organes vitaux de l'animal, cette blessure occasionnera une hémorragie : l'animal va perdre une grande partie du sang, ce qui laissera rapidement au sol les indices signalant la direction de fuite la mort est ainsi plus rapide qu'une atteinte avec une entrée sans sortie, qui empêche le sang de s'écouler provoquant ainsi sa coagulation dans la cage thoracique, les distances de fuite(s) sont ainsi réduites et les chances de retrouver le gibier tiré augmentent grâce aux traces plus significatives.
Dans le cas contraire, si la flèche reste fichée dans l'animal par un manque toujours possible de puissance ou de pénétration, celle-ci peut plutôt faire office de bouchon et réduire les traces immédiatement visibles sur le sol. Il faut cependant également noter qu'au cours de la fuite d'un gibier ayant conservé une flèche, les lames de cette dernière peuvent, en continuant de trancher les chairs, augmenter l'hémoragie interne initiale. dans ces conditions, la blessure peut devenir mortelle, sans laisser de réelles traces pour la recherches et donc rendre celle-ci particulièrement dificile, voire impossible, avec le risque de perdre le gibier, dans la majorité des cas, les flèches restant dans l'animal après le tir seront brisées ou extraites au cours de sa fuite.
L'enjeu est de mettre, dès le départ, toutes les chances de son côté pour retrouver le gibier tiré. Prenez soin d'utiliser des empennages et des encoches visibles et n'hésitez pas à utiliser des couleurs voyantes et fluorescentes qui permettent de mieux retrouver une flèche au sol et de mieux vérifier si elle est restée fichée dans l'animal.
Rappelons qu'il est important de retrouver sa flèche après chaque tir, elle vous informera immédiatement sur la nature et la qualité du tir et sur la recherche à faire, tout ce qui n'est pas en bois n'étant pas forcement biodégradable, la pointe, en général, représente un élément particulièrement dangereux, pouvant être à l'origine d'accidents sérieux, et l'hétique du chasseur à l'arc pourrait être dans ces conditions contestée.
Pour la chasse à l'arc, la tête et le cou de l'animal ne constitue pas des cibles convenables. L'épaisseur des os du crâne ou la difficulté d'atteindre une artère du cou doivent décourager toute tentative. Ceci est également vrai pour un tir de derrière, lorsque l'animal s'en va. cette circonstance de tir peut entraîner une faible pénétration, du fait des risques de toucher un os. il en est de même pour les tirs de face, l'animal pouvant réagir plus rapidement dès le premier bruit pour éviter ou sauter la flèche qu'il pourra dans certaines circonstances mieux voir arriver.
Les parties touchées du corps qui occasionnent une mort lente sont: les reins, les intestins et dans certains cas la colonne vertébrale. Dans ces cas, le tir d'une seconde flèche mortellement est obligatoire.
Aucun obstacle ne doit se trouver sur le parcours de votre flèche, ni dans l'environnenemnt fonctionnel de l'arc. Une brindille suffit amplement pour dévier ou freiner la course de la flèche et compromettre l'éfficacité du tir. Il n'est pas rare lors de l'armement de l'arc, d'avoir oublié une branche.
Un arc est une arme de chasse de proximité immédiate, c'est à dire moins de 20 mètres. La flèche la plus rapide est 5 à 10 fois moins rapide qu'une balle de carabine. dans les régions couvertes, boisées, le chasseur à l'ac prélève son grand gibier à une distance moyenne de 20m, mais les meilleurs tirs se réalisent à moins de 15 m.
L'hémorrragie sera deux fois plus importante avec une flèche traversant de part en part la zone mortelle. La piste de sang est ainsi plus facile à suivre et l'aimal meurt en quelques secondes sans souffrances inutiles.
Les atteintes au niveau de la colonne vertébrale ne sont pas toujours mortelles. Seul un coup porté au niveau de la moelle épinière dans la partie antérieure peut foudroyer l'animal. une atteinte de la partie postérieure paralyse généralement seulement les membres postérieurs.

Dans la pratique du tir traditionnel "instinctif", au moment précis où la décision et l'armement sont réunis en une seul pensée, un seul geste, une seul action, l'ensemble de la masse de l'animal et tout ce qui nous entoure s"estompera, seul un point se détachera, point ultime dans lequel on se projettera avec la flèche.
Définition du tir instinctif: viser la poussière qui est sur le poil qui est sur le cœur.
avatar
Pascal
Admin
Admin

Masculin
Nombre de messages : 959
Age : 51
Localisation : Rixheim
Date d'inscription : 07/02/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum