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Christophe S., Maxime.E

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Chasse à l'arc : Explications

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Chasse à l'arc : Explications

Message par Chris. le Dim 5 Avr 2015 - 0:25

Le But : Expliquer ce qu'est la chasse à l'arc, et pourquoi elle se pratique.

Le grand public est très sensible aux comportements des chasseurs en général. L'informer, d'une part de l'intérêt de la chasse à l'arc dans le cadre de la gestion des espèces et d'autre part, lui expliquer qu'une formation stricte, qui sensibilise les gens sur les respects et comportements nécessaires à adopter dans la nature, pérennise son avenir !
Informer
 de la nécessité de la chasse gestion de la faune, afin de léguer notre patrimoine cynégétique aux générations futures.
Transmettre aux jeunes générations au travers des défis de la chasse à l'arc, les notions de protection de l'environnement est un devoir !
A chaque sortie, une expérience nouvelle, un nouvel enseignement.
Le chasseur sportif est un protecteur de la nature, de la faune sauvage et de l'environnement.
La chasse à l'arc existe depuis la nuit des temps. Un héritage de nos ancêtres au travers de centaines de milliers d'années, une chasse sans pression sur la faune !
La chasse à l'arc est une solution de gestion "sans dérangement" des biotopes.
L'utilisation de l'arc : une des solutions de remplacement quand l'arme à feu se révèle bien trop dangereuse. En certains endroits, certaines réserves, zones protégées ou péri-urbaines, la chasse à l'arc est le seul moyen utilisable, en remplacement du piégeage et des armes à feu, pour la régulation des nuisibles.


1. La chasse à l'arc est un mode de chasse légalisé dans la première réglementation de la Communauté Européenne depuis 1993, plus spécifiquement en France depuis1995. Régulièrement des pays membres l'acceptent.
Mais dans certains cas, les à priori, le conservatisme, l'ignorance de ce qu'est la chasse à l'arc en réalité, la réticence à vouloir comprendre, la mauvaise foi, l'incompréhension, etc. créent chez certains un antagonisme inutile envers ceux qui souhaitent pratiquer un art de chasser très difficile.


2.
 Pourtant il s'agit d'une activité à responsabilités, d'un métier de gestion et dérégulation de la faune dans son environnement naturel, mais aussi d'un véritable défi que chacun peut se poser. La chasse à l'arc est pourtant une activité bénéfique sur le plan physique et psychologique. Une fois la technique maîtrisée, la détente et la sécurité deviennent naturelles. Tout chasseur à l'arc digne de ce nom applique les règles de base, d'éthique et de respect des réglementations locales en vigueur. Cette attitude permettra en retour d'avoir la considération des confrères chasseurs, pratiquant un autre mode de chasse, et des non chasseurs.

3. Ce retour aux sources mérite la compréhension et son acceptation. Ce mode de chasse ne porte préjudice à personne, bien au contraire, il contribue à la protection et à la conservation de la faune. Il est impossible de gérer totalement un territoire avec ce mode de chasse, parce qu'il est 10 fois plus compliqué de sélectionner et tirer son gibier à l'arc à moins de 20 mètres, qu'à longue distance avec une arme à feu infiniment plus puissante, équipée d'une lunette de tir facilitant la visée. Les arguments de certains, à savoir, le silence, les blessures, le braconnage sont de faux problèmes engendrant des polémiques bien inutiles.

4. Les lois à respecter sont celles de la conservation de la faune, du respect de l'animal et du milieu où il vit, celles qui prescrivent la manière de se comporter et celles qui instaurent les limitations techniques de l'équipement à utiliser.

5. Même aujourd'hui, à l'aube du 3 ème millénaire, le chasseur à l'arc consciencieux n'a nullement à rougir de se prêter à une activité naturelle, avec l'application de règles strictes, qui lui permet d'être proche de la nature et lui procure enrichissement intellectuel (proximité de la nature et de la faune sauvage), loisir, apprentissage d'un métier de gestion de la faune sauvage, détente, avec possibilité d'augmenter son adresse et par la même occasion de consommer une viande saine, non encore modifiée. Il n'est absolument pas plus condamnable ou plus dangereux de consommer une venaison de gibier, qu'une viande issue de nos élevages industriels, parfois douteux !

Le plaisir du chasseur à l'arc : un retour aux sources, dans la nature, loin des contraintes citadines.


---------------------------------
Question : Pourquoi vanter, à notre époque, les mérites de la chasse à l'arc ?
Réponse: Par ses exigences et ses besoins, celle-ci sensibilise directement les futurs chasseurs aux problèmes comportementaux liés à la protection de l'environnement !

Question : La chasse n'est-elle pas une forme de prédation ?
Réponse : La chasse en général est une forme de prédation. Mais l'homme des pays industrialisé qu'il soit citadin ou non, qu'il soit responsable ou non, se comporte comme un prédateur en intervenant dans la nature, en modifiant les équilibres écologiques, en y prélevant les ressources nécessaires à sa survie et à son développement, que cela soit au préjudice de l'environnement ou non.
La chasse doit être considérée d'abord comme une activité de protection et de conservation de la faune et de son environnement naturel avant celle de la gestion et la régulation des espèces sauvages.
Partout dans le monde, la progression démographique entraîne une occupation plus grande des territoires par l'homme. De fait, le contrôle des grands prédateurs aura grandement modifié les rapports et équilibres naturels et contribué à réduire les puissances autorégulatrices de ceux-ci. Aujourd'hui, ces équilibres rompus ne pouvant  plus jouer comme au début du 19 ème siècle, ils doivent être assumés par l'homme.
Les études biologiques effectuées dans le monde démontrent que les conséquences de cette situation sont néfastes à la faune. La destruction des habitats, la réduction des espaces réservés à la faune, l'industrialisation, l'extension de l'agriculture intensive et l'utilisation de produits chimiques, la pollution, la gestion des massifs boisés, les dérangements continus et la démographie, sont les principales causes de cette dérive.
Ces études font apparaître dans certains cas une trop grande concentration d'animaux, un affaiblissement ou une disparition d'autres espèces. Une raréfaction de la nourriture fait de l'homme le seul artisan à devoir trouver les moyens de rétablir un certain équilibre. La chasse bien faite contribue à ce rétablissement et maintien des populations animales à un niveau compatible avec leur biotope.

Question : La chasse menace-t-elle la faune ?
Réponse : La majorité des espèces considérées comme rares ou menacées n'ont jamais été mises en danger par la chasse sportive. C'est le braconnage tout azimut et la chasse commerciale qui sont les principaux responsables.
De nos jours, partout dans le monde, la plus grande menace est loin d'être la chasse, mais l'expansion industrielle, l'agriculture et ses effets néfastes : pollution et destruction des habitats, par les feux et coupes claires des forêts, etc...
Ce sont en général les chasseurs sportifs, par leurs actions bénévoles, qui contribuent à sauvegarder les espèces et les biotopes. L'argent en provenance des permis ou licences de chasse contribue souvent directement à la protection de l'environnement. Ce sont les chasseurs qui se préoccupent en priorité du bien-être de la faune. Ils se sont donnés des règles d'éthique et ont favorisé l'adoption de lois régissant la pratique de la chasse avec une police de contrôle auto-financée.
Ainsi donc, loin de menacer la faune, la chasse sportive pratiquée selon le principe de prélèvement dans le cadre des accroissements annuels, sauvegarde et protège le capital sauvage.
Dans de nombreux pays, certaines espèces sont passées de la rareté à l'abondance grâce aux règles strictes de gestion assorties à la pratique de la chasse, c'est le cas par exemple :


·         du cerf de Virginie en Amérique du Nord,
·         du sanglier, du cerf et du chevreuil en France.
        
Question : Pourquoi ne pas mettre fin à la chasse sportive ?
Réponse : La suppression de la chasse ne satisferait que les adversaires de cette activité jugée inutile par eux et :


·         Favoriserait le développement excessif de certaines populations
·         Laisserait pour compte l'aménagement de l'environnement de la faune sauvage et celui de ses biotopes.
·         Favoriserait l'expansion du braconnage
·         La régulation des espèces devrait alors être prise en compte par l'État, au travers de l'impôt des contribuables pour l'ensemble des frais de gestions (fonctionnaires chargés de la tâche, etc...)
·         L'économie de la chasse et tout ce qui en découle deviendrait alors une industrie sinistrée.
·         La nature, notre patrimoine culturel, serait alors laissée à l'abandon sous la poussée irresponsable de certains extrémistes. Le cordon ombilical de l'homme avec son environnement naturel serait alors rompu.
·         Dans tous les cas, et dans la majorité des pays au monde où est organisée et structurée la chasse sportive, celle-ci représente une mise en valeur d'une ressource naturelle renouvelable. Elle fait partie de l'héritage culturel de tous, que nous devons transmettre à nos descendants.
·         Elle permet d'améliorer le comportement de l'être humain, grâce à l'enseignement nécessaire pour sa pratique.

Question : La chasse est-elle assimilable à une tendance à tuer ?
Réponse : L'homme fait partie de la chaîne alimentaire et, en tant qu'omnivore et carnivore, il éprouve certains besoins dont celui d'assurer en priorité sa subsistance, d'où la nécessité pour lui de puiser dans le monde végétal et animal. Dans tous les cas le vrai chasseur ne gaspille jamais le produit de sa chasse.

La nécessité de tuer un animal pour manger existe dans toutes les populations. S'il fallait pour autant parler de la tendance à tuer, elle serait alors fort répandue dans toutes les couches de la population.


·         Les employés d'abattoirs ou de boucheries éprouveraient-ils un plaisir journalier à tuer ?
·         Les fermiers ayant des animaux d'élevage pour leur propre consommation prennent-ils plaisir à tuer ce qu'ils font naître ?
·         La vie de l'animal sauvage serait-elle d'une autre qualité que celle de l'animal d'élevage ?
·         Pour des raisons d'émotivité, de sensibilité, certains n'ont pas la capacité à tuer un animal; c'est une attitude normale de la vie, respectée par le chasseur. Mais en contrepartie, il demande fermement la même compréhension à son égard !
·         Le succès du chasseur à l'arme à feu (qui représente la majorité des chasseurs dans le monde) se limite à moins de 10%. Le succès du chasseur à l'arc est bien moindre (à peine 1%). Si la mise à mort était le principal motif des chasseurs, pourquoi continueraient-ils de s'adonner si bêtement à une activité qui leur fournit si peu l'occasion ?
L'utilisation générale de la venaison issue du gibier récolté par le chasseur n'est absolument pas différente de celle que fait toute population des villes et des campagnes, de tous les pays au monde, avec des animaux d'élevage destinés principalement à la consommation.

Question : La chasse à l'arc n'est-elle pas désuète ?
Réponse : L'homme dispose depuis de nombreuses décennies d'armes particulièrement perfectionnées et efficaces pour chasser. Qu'il souhaite opter pour une arme moins facile à utiliser, moins performante, plus contraignante, pour se retrouver  à armes presque égales face à un gibier naturel, c'est à dire avec un arc et des flèches, vient renforcer l'affirmation soulignant  ce n'est pas pour "tuer" dans le sens stricte du terme que l'on chasse, mais :

·         Plutôt pour être davantage dans la nature et de se retrouver seul, quitter les contraintes journalières du travail, de la vie en société.
·         Plutôt pour écouter, observer, sentir, apprendre, comprendre la nature, ses biotopes, la faune que l'on chasse avec respect et de façon responsable.
·         Pour un retour aux sources permettant de se rapprocher de ses ancêtres, qui étaient contraints de chasser pour se nourrir.
En somme, c'est un véritable défi imposé au nouveau chasseur à l'arc européen, d'utiliser une arme aux possibilités limitées pour tenter de s'approprier un gibier.
Comme cela a été maintes fois prouvé, surtout en Amérique du Nord, l'arc n'en est pas moins une arme efficace.
Une flèche de chasse d'ont l'énergie et la pointe répondent aux exigences reconnues, pour récolter dans de bonnes conditions le gibier, sera tout aussi mortelle qu'une balle d'arme à feu. Les limites de la flèche se rapportent aux distances de tir rapprochées et à son incapacité relative à briser de très gros os; mais est-ce bien nécessaire ? Un animal transpercé de part en part par une flèche de chasse, au niveau de la zone mortelle qui englobe le coeur, les poumons et le foie, s'écroulera rapidement à proximité du lieu d'impact.
Malgré son efficacité et les distances de tir prescrites (moins de 20 mètres), le chasseur à l'arc ne réussit à prélever qu'un nombre restreint d'animaux, son taux de succès étant limité du fait des facteurs considérés suivant :

·         L'arme utilisée
·         L'apprentissage particulièrement long de l'archer
·         L'entraînement continu nécessaire au tir à l'arc
·         La portée efficace mais restreinte de l'arc
·         Un taux de difficulté élevé, résultant de la proximité nécessaire pour placer un tir précis, propre, fatal, sans bruit et sans mouvement brusque
·         La méfiance naturelle de l'animal sauvage

·         la connaissance des biotopes fréquentés.

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Re: Chasse à l'arc : Explications

Message par jean-roch le Dim 5 Avr 2015 - 18:33

cheers 
super post!
une belle synthèse de la chasse à l'arc et de son éthique bravo Very Happy

jean-roch

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